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TROIS CINÉASTES DE TBILISSI :
SERGUEÏ PARADJANOV, LE REBELLE. 52 min
Cinéaste arménien et géorgien, né à Tbilissi (Géorgie) le 9 Janvier 1924, mort le 20 Juillet 1990 à Erevan (Géorgie), Sergueï Paradjanov est considéré comme l’un des grands cinéastes contemporains.
Sa mise à l’écart des studios et ses emprisonnements par le pouvoir soviétique, notamment pour homosexualité, on fortement marqué sa carrière.
Il laisse une œuvre inachevée mais essentielle pour l’histoire du cinéma russe et soviétique car très originale et représentative de la richesse ethnique de la Transcaucasie.
Réalisé dans sa demeure étrange de Tbilissi, atelier et splendide capharnaüm, mais aussi sur le tournage de son dernier film Achik Kérib, au Musée Paradjanov d’Erevan, à Paris comme à Tbilissi, ce portrait d’un homme meurtri mais farouchement libre s’attache aussi aux talents parallèles du cinéaste (peintre, décorateur, styliste…)
ROUBEN MAMOULIAN, L'ÂGE D'OR DE BROADWAY ET HOLLYWOOD.
63 min
Cinéaste d’origine arménienne, né à Tbilissi en 1898, mort en Décembre 1987, Rouben Mamoulian est l’un des pionniers du théâtre Musical de Broadway (Porgy and Bess , Okhlahoma, Carousel, Lost in the stars) et de l’âge d’or des studios d’Hollywood.
Il donna leurs plus beaux rôles à Greta Garbo (La Reine Christine), Maurice Chevalier (Love me tonight) mais aussi à Marlène Dietrich (Cantique d’Amour), Gary Cooper (City Streets), Cyd Charisse (La Belle de Moscou), créa d’étonnants Zorro et Docteur Jekyll et enrichit le cinéma naissant de ses audaces et inventions.
Grace aux tournages effectués aux USA, en Géorgie et en France, aux archives personnelles inédites du cinéaste et aux témoignages recueillis, ce film est un document rare pour l’Histoire du Cinéma.
L'OURAGAN KALATOZOV. 74 min
En offrant en 1958 à l’URSS la Palme d’Or du Festival de Cannes avec son chef d’œuvre
QUAND PASSENT LES CIGOGNES, le cinéaste Mikhaïl Kalatozov, d’origine géorgienne,
a ouvert une brêche inouïe dans la grisaille de la production cinématographique soviétique
et bouleversé des millions de spectateurs et futurs cinéastes…
Son génial opérateur, Sergueï Ouroussevski, lui resta fidèle pour d’autres aventures
et notamment ce SOY CUBA, ciné-poème épique sauvé de l’oubli par Martin Scorsese et
Francis F.Coppola.
Tourné à Moscou, Tbilissi, La Havane, Honfleur et Paris, ce film retrace l’itinéraire complexe de Mikhaïl Kalatozov, très impliqué dans l’histoire politique culturelle et
diplomatique de l’ex URSS.
Son fils Georgi- Tito puis son petit-fils, un autre Mikhaïl, ont poursuivi ses recherches dans leurs propres œuvres.
Qu’a pu apporter la dynastie des Kalatozichvili au cinéma géorgien, russe et mondial ? Mikhaïl Kalatozichvili a créé à Moscou le KALATOZOV Fund et s’ est affirmé comme l’un des cinéastes importants de la Russie nouvelle.Décédé à Moscou à l’automne 2009, il a pris une part activé à la réalisation de ce film qui souhaite lui rendre également hommage.
A son écoute et en regard des images sauvées par trois générations, les mémoires se
délient et notamment celles de Claudia CARDINALE , Enrique PINEDA BARNET, Miguel MENDOZA, Raul RODRIGUEZ, Salvador WOOD, Kirill RAZLOGOV, Sergueï KAPTEREV, Valérie POZNER, Françoise NAVAILH .
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